05.04.2008
Véhicules volés et compagnies d’assurance
Le gie ARGOS appartient aux compagnies d’assurances automobiles qui pratiquent sur la France. Ce système élaboré donne des résultats trés significatifs qui permettent aux compagnies de réintégrer des sommes importantes....
En 1984 un jeune inspecteur de la compagnie Groupe Drouot découvre au cours de ses nominations frontalières avec l’ Espagne qu’il existe un énorme potentiel de voitures volées sur ce pays voisin.
En effet chaque fois qu’il parvient à pénétrer dans les fourrières espagnoles, il constate la présence de très nombreuses voitures qui sont vraisemblablement françaises mais qui ne sont pas identifiées alors même qu’il est certain qu’elles appartiennent à des compagnies d’assurances françaises.
Il se penche sur une procédure légale en Espagne pour récupérer les voitures auprès des autorités Polices, Gardes civils et justice....
Cette procédure très longue à mettre en place montre tout de même ses limites car l’identification du véhicule n’est pas facile.
En s’appuyant sur les compétences techniques d’un expert en automobile de sa connaisance, il décide d’explorer cette piste et cherche à comprendre comment identifier ces véhicules.
Très vite il apparaît que les compagnies assurent des véhicules mais elles ne connaissent pas le nom de baptême des voitures car le numéro de série n’est pas connu, identifié et référencé.
L’inspecteur s’entoure alors d’informaticiens pour créer une base informatique très importante d’une part des voitures qui concernent sa compagnie mais très vite il comprend qu’il faut faire un groupement des compagnies représentatives sur la France pour nourrir le fichier informatique des véhicules déclarés volés.
Ainsi naissent ASR puis ARGOS associations des compagnies d’assurances sur la France pour gérer le problème des vols et de la récupération des véhicules dérobés qui se trouvent tant sur la France que sur les Pays étrangers.
Quelques compagnies importantes résistent au système en raison de comportement politique mal appropriés puis enfin la totalité adhèrent et ARGOS étend ses ramifications dans les Européens, les pays du nord de l’ Afrique et les Pays de l’ EST.
Les gestionnaires et les chercheurs de voitures dérobées deviennent des spécialistes qui décryptent les numéros de série trafiqués et qui découvrent les véhicules reconstruits à partir de plusieurs voitures volées ou détruites.
Aujourd’hui une politique nouvelle, conduit les responsables à être le plus discret possible sur les activités d’Argos, mais bien entendu les experts par le canal des assureurs peuvent avoir des informations très utiles pour leurs recherches, car cet organisme peut croiser les fichiers de véhicules gravés, de véhicules volés et d’autres fichiers moins accessibles à l’expert de terrain.
Il est à regretter que cet organisme ne soit pas conscient de la masse d’informations éparpillées que peuvent découvrir les experts au cours de leur tournée journalière, mais d’un autre côté il faut remarquer que les experts en automobiles ne savent pas bien encore partager les sources d’informations pour faire avancer le système au profit de tous.
Quoi qu’il en soit, les experts peuvent et doivent solliciter les responsables des fraudes dans chaque compagnies pour accéder aux fichiers divers, et obtenir ainsi des informations qui pourrait permettre la mise à jour de fraudes ou d’anomalies intéressantes pour la bonne évolution de notre profession.
Les experts membres du groupe peuvent par les pages réservées avoir des informations plus détaillées sur le GIE ARGOS
18:40 Publié dans Réglementation | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gie argos
26.04.2007
Observations et expertises - l’approche de la prestation
Les professions scientifiques nous montrent combien est importante l’observation et l’analyse dans le cadre de nos opérations.....
Claude ALLEGRE , ex ministre et chercheur scientifique dans son dictionnaire de la science, fait l’apologie de l’observation.
Je suis sur qu’il ne me tiendra pas rigueur d’avoir usé de sa formulation pour rappeler à notre profession et notamment aux jeunes experts qui oeuvrent dans le judiciaire, dans la responsabilité civile professionnelle et la protection juridique combien l’observation de ce qui est signifiant est indispensable à la réalisation de l’expertise.
L’observation est la base, le fondement de toutes les sciences et notamment de l’expertise en automobiles.
Observer n’est en rien une attitude passive, comme on le croit trop souvent .
Observer, ce n’est pas non plus décrire exhaustivement et en vrac ce que l’on a sous les yeux avec tous les détails, toutes les précisions, les couleurs, les formes les structures.
Observer c’est extraire de ce que l’on voit ce qui est signifiant.
Il n’y a pas d’observation, au sens scientifique du terme tout au moins, sans un support théorique, sans un schéma intellectuelde référence.
Einstein disait : “ c’est la théorie qui nous dit ce qu’il faut observer”.
On ne doit pas en déduire pour autant que l’observation a pour seule fonction de confirmer les idées théoriques présupposées.
Si l’observation n’était que cela, elle serait stérile ! or c’est elle qui est la source du progrès.
Lorsque Galilée tourna pour la première fois la lunette qu’il venait de construire vers le ciel, il avait un schéma théorique de référence dans l’esprit.
Il croyait, suivant les idées de son temps, que le ciel était une voûte sur laquelle étaient fixées quelques étoiles, que la lune était un astre entièrement lisse et que jupiter était une planète isolée de l’univers.
Or il découvre des milliers d’étoiles avec des brillances variables qui, immédiatement , donnent au ciel une profondeur.
Il s’agit bel et bien de découvertes, car le schéma théorique initial s’en est trouvé totalement modifié.
Pour en rester à GALILEE : ayant observé que le gland tombait plus vite que la feuille de chêne, ARISTOTE en avait conclu que la chute des corps dépendait de la masse.
C’est avec cette idée de base que Galilée entreprit ses propres observations.
Ce qui lui permit d’identifier la cause de l’erreur d’Aristote et d’établir que dans le vide, tous les corps tombent à la même vitesse, quelle que soit leur masse.
On cite souvent l’expérimentation comme l’une des méthodes fondamentales de la science.
L’expérimentation n’est rien d’autre qu’une observation organisée et encadrée.
La phase d’observation est essentielle. Si on ne sait rien observer, on passe à coté des résultats.
Savoir observer, c’est remarquer un détail important, signifiant ; c’est aussi, c’est surtout faire le lien avec une réflexion théorique pour la conforter ou l’infirmer.
Lorsqu’on montre aux jeunes experts comment observer, c’est ce mécanisme intellectuel d’identification des faits signifiants qu’il faut leur apprendre.
Malheureusement , depuis une vingtaine d’années, dans un mouvement d’intellectualisation assez stérile et pour tout dire stupide, on a peu à peu supprimé à l’école, au collège et au lycée l’apprentissage de l’observation.
Dans le temps, les enfants vivaient en majorité à la campagne et l’observation était pour eux un exercice familier, sur les plantes , les animaux, les rivières , le ciel etc.. Aujourd’hui 80% des enfants sont citadins, et rien ne leur est moins familier que l’observation de la nature.
La démarche scientifique consiste à observer puis à théoriser, l’expérimentation étant la combinaison des deux.
Réhabiliter l’observation dans l’enseignement est donc indispensable, si l’on veut préserver le sens de l’expertise.
Que devient l’expert qui ne sait observer les incidents techniques qui lui sont soumis.
Peut on réussir dans l’expertise sans être observateur ??
Ce travail est évidemment ingrat et fastidieux, il requiert compétence, soin et abnégation mais c’est la seule voie qui puisse conduire à une expertise acceptable.
17:20 Publié dans Expertise | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.01.2007
L’expert : l’image - celle que doit donner l’expert de son métier...
« La revue www.revue-expert.com dans un article de septembre 2006 expose par un conseiller près la cour d’appel de Paris, l’ image qui doit être découverte par le public lors de l’ intervention d’un expert judiciaire."
L’expert doit donner de lui une représentation d’équité dès qu’il est désigné.
Le statut des experts ne suffit pas à faire en sorte que le technicien possède les aptitudes nécessaires à l’accomplissement de toutes les missions qui pourraient lui être confiées.
Il est nécessaire qu’il envisage lors de chaque désignation, s’il est bien l’homme de l’art idoine pour accomplir les opérations d’expertise pour lesquelles il est pressenti.
Cette image d’équité, l’expert va la donner dès qu’il est commis dans une recherche de transparence à l’égard des parties, qui lui impose de vérifier qu’il est effectivement apte à mener les investigations qui lui sont confiées et qui l’oblige à déclarer dans les formes les plus appropriées qu’il est indépendant vis-à-vis des parties et insusceptible de partialité dans l’affaire en cause.
Sa déclaration d’indépendance s’inscrit dans une démarche de loyauté, l’expert informant le juge et les parties de l’absence de liens éventuels avec l’objet de l’expertise, ou de lien susceptible de compromettre sa neutralité.
Le rôle des apparences a été souligné par la Cour européenne des droits de l’homme dans l’arrêt de Borgers, en énonçant :
« chaque partie doit avoir la possibilité raisonnable d’exposer sa cause dans les conditions qui ne la désavantagent pas d’une manière appréciable par rapport à la partie adverse »
En conséquence, l’expert doit encore projeter une image d’équité lors de l’ exécution de la mesure d’instruction.
A cette fin, le technicien doit afficher une méthodologie claire et ordonnée qui sert de guide à la progression intellectuelle des opérations.
Les parties savent où va le technicien et sa démarche leur apparaît cohérente, et même si elles n’y adhèrent pas, elle la comprennent.
Par ailleurs, il lui appartient d’inciter les parties à s’investir dans la recherche de la vérité technique.
Cette méthodologie intelligible et rationnelle, retranscrite dans le rapport, confère à l’expert une légitimité technique et scientifique aux yeux des parties.
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Nous adhérons parfaitement a cette analyse qui dépeint parfaitement l’attitude de l’expert judiciaire
Seulement le monde de l’expertise automobile connaît aussi les experts qui œuvrent pour le compte des compagnies d’assurances, ils doivent bien entendu se rapprocher au mieux de cette déclaration, mais ils rencontrent malgré eux certaines contraintes latentes par la surveillance statisticienne des compagnies, et les pressions obscures qui régissent le monde de l’assurance donc de la finance.
Enfin nous rencontrons les experts qui acceptent d’ œuvrer pour le compte de demandeurs privés dans le cadre de la mise à jour d’un défaut de réparation, de conception, d’utilisation, voire d’une récurrence d’un défaut caché ou d’une recherche de causes pour un incident ou un accident.
Ces experts ont à démontrer et à maîtriser encore plus de qualités, car s’il doivent garder leur totale indépendance vis à vis de toutes les parties concernées, ils ont néanmoins à apporter leur compétence à un demandeur qui paie leur acte et leur savoir technique pour obtenir si faire se peut un résultat satisfaisant dans sa gestion d’un litige.
C’est pourquoi, une expertise privée ne peut être traitée valablement par un service d’expertise accident avec un expert qui effectue des tournées et qui subi la loi du rendement.
Elle doit faire suite à un entretien avec le donneur d’ordre afin de pouvoir appréhender conformément toutes les difficultés à venir pour en estimer le juste coût.
16:24 Publié dans Expertise | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


