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28.01.2007

L’expert : l’image - celle que doit donner l’expert de son métier...

« La revue www.revue-expert.com dans un article de septembre 2006 expose par un conseiller près la cour d’appel de Paris, l’ image qui doit être découverte par le public lors de l’ intervention d’un expert judiciaire."

L’expert doit donner de lui une représentation d’équité dès qu’il est désigné.

Le statut des experts ne suffit pas à faire en sorte que le technicien possède les aptitudes nécessaires à l’accomplissement de toutes les missions qui pourraient lui être confiées.

Il est nécessaire qu’il envisage lors de chaque désignation, s’il est bien l’homme de l’art idoine pour accomplir les opérations d’expertise pour lesquelles il est pressenti.

Cette image d’équité, l’expert va la donner dès qu’il est commis dans une recherche de transparence à l’égard des parties, qui lui impose de vérifier qu’il est effectivement apte à mener les investigations qui lui sont confiées et qui l’oblige à déclarer dans les formes les plus appropriées qu’il est indépendant vis-à-vis des parties et insusceptible de partialité dans l’affaire en cause.

Sa déclaration d’indépendance s’inscrit dans une démarche de loyauté, l’expert informant le juge et les parties de l’absence de liens éventuels avec l’objet de l’expertise, ou de lien susceptible de compromettre sa neutralité.

Le rôle des apparences a été souligné par la Cour européenne des droits de l’homme dans l’arrêt de Borgers, en énonçant :

« chaque partie doit avoir la possibilité raisonnable d’exposer sa cause dans les conditions qui ne la désavantagent pas d’une manière appréciable par rapport à la partie adverse »

En conséquence, l’expert doit encore projeter une image d’équité lors de l’ exécution de la mesure d’instruction.

A cette fin, le technicien doit afficher une méthodologie claire et ordonnée qui sert de guide à la progression intellectuelle des opérations.

Les parties savent où va le technicien et sa démarche leur apparaît cohérente, et même si elles n’y adhèrent pas, elle la comprennent.

Par ailleurs, il lui appartient d’inciter les parties à s’investir dans la recherche de la vérité technique.

Cette méthodologie intelligible et rationnelle, retranscrite dans le rapport, confère à l’expert une légitimité technique et scientifique aux yeux des parties.

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Nous adhérons parfaitement a cette analyse qui dépeint parfaitement l’attitude de l’expert judiciaire

Seulement le monde de l’expertise automobile connaît aussi les experts qui œuvrent pour le compte des compagnies d’assurances, ils doivent bien entendu se rapprocher au mieux de cette déclaration, mais ils rencontrent malgré eux certaines contraintes latentes par la surveillance statisticienne des compagnies, et les pressions obscures qui régissent le monde de l’assurance donc de la finance.

Enfin nous rencontrons les experts qui acceptent d’ œuvrer pour le compte de demandeurs privés dans le cadre de la mise à jour d’un défaut de réparation, de conception, d’utilisation, voire d’une récurrence d’un défaut caché ou d’une recherche de causes pour un incident ou un accident.

Ces experts ont à démontrer et à maîtriser encore plus de qualités, car s’il doivent garder leur totale indépendance vis à vis de toutes les parties concernées, ils ont néanmoins à apporter leur compétence à un demandeur qui paie leur acte et leur savoir technique pour obtenir si faire se peut un résultat satisfaisant dans sa gestion d’un litige.

C’est pourquoi, une expertise privée ne peut être traitée valablement par un service d’expertise accident avec un expert qui effectue des tournées et qui subi la loi du rendement.

Elle doit faire suite à un entretien avec le donneur d’ordre afin de pouvoir appréhender conformément toutes les difficultés à venir pour en estimer le juste coût.

19.01.2007

L’emballement des moteurs diesel

Le phénomène d’emballement des moteurs diesel est devenu fréquent et il affecte de nombreux cas, qui semblent parfois difficiles à expliquer...

De plus en plus de véhicules sont équipés de moteur diesel.

L’emballement d’un diesel, anomalie connue bien que rare il y a encore quelques années, devient aujourd’hui un incident banal.

Aussi, Il convient de rappeller quelques principes de base.

Un moteur diesel fonctionne toujours en excès d’air, par ailleurs,le combustible n’est jamais totalement brûlé.

Un mélange du combustible avec l’huile présente dans la chambre de combustion en petite quantité et une partie des gaz passés entre l’ensemble piston-segment/chemise, qui n’est jamais totalement étanche, se produit.

Ces gaz appelés gaz de blow-by forment les gaz dans le carter.

Dans le carter, un dispositif est chargé de refroidir l’huile et la température ambiante en général.

Ces gaz refroidis et allégés, remontent dans le collecteur d’admission par un systeme de dépression remplaçant l’ancien reniflard.

Voilà pour le fonctionnement courant.

Lorsque les gaz de blow by sont trop chauds,le refroidisseur n’a pas le temps d’abaisser la température à moins de 160 ° et l’huile se trouvant dans les gaz ne se condense pas.

Si en plus, le carter est trop rempli, le volume libre est réduit ce qui aggrave le risque.

Ces gaz trop riches sont admis dans le collecteur d’admission, et l’air se transforme en mélange carburé comme sur un moteur essence, qui va se décomposer et s’enflammer dés son introduction dans le cylindre.

L’injection se fera dans un milieu déjà enflammé, entrainant de grosses perturbations qui se perçoivent par un bruit (grondement) des fumées importantes, une forte montée en température du moteur.

Cette anomalie devient spectaculaire dès que le conducteur s’arrète, car le moteur alimenté par un circuit parallèle, monte et se stabilise à un régime élévé.

Cependant en général l’attelage mobile résiste à ce traitement, mais rarement les pistons.

On peut constater que leur tête est profondément marquée de cratères consécutifs aux ondes de choc, et que la plupart du temps, un ou plusieurs se perforent.

Par ailleurs l’excés de combustible a provoqué la formation de suies en abondance qui peuvent bloquer le segment de feu et entrainer le serrage du piston.

En général, nous constatons que tous ces incidents se cumulent.

SI lorsque le niveau d’huile est vérifié, on s’aperçoit qu’il n’a pas été modifié.

Une défaillance du palier flottant de turbo, peut également entrainer un incident similaire, si une quantité d’huile suffisante passe dans le collecteur d’admission.

En résumé, l’emballement d’un moteur diesel n’est pas du comme on l’entend souvent,dû à l’aspiration pure et simple de son huile.

Il faut en effet tenir compte du respect des proportions air/combustible.

En effet au delà et en deçà d’un certain rapport, le mélange ne peut pas s’allumer. et le moteur s’arrete. (Valable pour toutes les sortes de combustions).

Cette analyse du phénomène n’est évidemment pas exhaustive mais elle donne une piste de réflexion face à l’incident.

D. MEYER - Expert Toulouse